#97 Courrier - Sur le transport à la demande dans les Alpes-Maritimes
- aborchio-fontimp
- il y a 4 heures
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Monsieur le Président,
J'ai pris connaissance de la décision de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur de mettre un terme, à compter du 1er septembre prochain, aux services de Transport à la Demande sur plusieurs territoires et notamment dans la Communauté de communes des Alpes d'Azur et dans la Communauté d'Agglomération du Pays de Grasse.
En tant que Sénatrice des Alpes-Maritimes, attachée à l'égalité entre les territoires, je souhaite appeler votre attention sur les conséquences de cette décision, qui dépassent la seule question de la mobilité.
Prenons l'exemple des communes de Pierlas, Entraunes, Collongues et Amirat. Plusieurs de leurs hameaux, déjà fragilisés par l'éloignement, risquent avec la suppression du Transport à la Demande de se retrouver isolés. Pour leurs habitants, personnes âgées, mais aussi jeunes, actifs et personnes en situation de handicap, ce service n'est pas un confort : c'est souvent l'unique lien vers un médecin, une pharmacie, une administration ou un commerce. Chaque suppression de service, chaque ligne fermée, pèse un sur les habitants de nos villages du haut et moyen-pays et sur l'attractivité de ces territoires vis-à-vis de nouveaux arrivants. C'est, à terme, la vitalité de ces communes qui est en jeu.
J'ai eu l'occasion d'échanger sur ce sujet avec Charles Ange Ginesy, Président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, qui partage cette préoccupation quant au risque, pour nos vallées, de voir s'installer une spirale où l'éloignement des services publics nourrit un exode rural silencieux mais bien réel.
L'égalité des territoires est une exigence républicaine à laquelle je sais la Région également attachée. C'est pourquoi, je vous demande de bien vouloir réexaminer cette décision et d'engager, dans les meilleurs délais, une concertation avec les élus locaux concernés, au premier rang desquels le Président du département des Alpes-Maritimes et les maires de la communauté de communes des Alpes d’Azur, afin de construire ensemble une solution de mobilité adaptée aux réalités de nos vallées, du littoral au haut et moyen-pays.
Je reste, en tant que parlementaire du département, pleinement disponible pour évoquer ce dossier avec vous et pour porter, si nécessaire, cette question au niveau national.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération Alexandra BORCHIO FONTIMP, le 20 août 2026





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