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  • aborchio-fontimp

#3 QO - L'installation anarchique des antennes relais dans les Alpes-Maritimes


Madame la ministre,


Les élus locaux sont en première ligne pour répondre aux enjeux de la transition écologique.

Je pense que sur ce point, nous serons tous d’accord.


Pourtant leur parole n’est souvent pas écoutée.


Et au moment même où l’État leur en demande toujours plus, ce paradoxe s’explique de moins en moins.


Je veux donc attirer votre attention sur le manque de concertation des maires dans la prise de décision visant à implanter une antenne relai sur leur territoire. Et d’autant plus quand il s’agit d’un terrain privé.


Dans mon département des Alpes-Maritimes, je suis régulièrement saisie sur cette problématique, tant par les maires que par les administrés. Et je veux à cet effet associer ma collègue sénatrice, Patricia Demas, elle aussi engagée sur ce sujet.


Au Rouret, à Saint-André-de-la-Roche, à Tourrettes-sur-Loup, à Falicon ou encore à Saint-Jeannet, l'implantation forcée de ces antennes crée l'incompréhension et génère de la colère !


Outre les conséquences environnementales d’un tel projet, ce sont notamment les angoisses liées aux enjeux de santé publique qui inquiètent. Mais plus que cela, c’est leur prolifération anarchique et presque incontrôlée qui ne peut perdurer en l’état.

Comme vous le savez, la voix des maires – bien qu’essentielle ! – n’est toujours pas considérée puisque cet enjeu échappe à leurs domaines de compétences.


Et alors que les manifestations d’élus et riverains s’enchaînent partout en France, les solutions pérennes manquent, elles, toujours à l’appel.


Le recours à la mutualisation des opérateurs semble insuffisamment privilégié.


Madame la ministre, chaque jour, dans une commune de France, des voix s’élèvent contre le déploiement et l’exploitation de ces antennes.


Il est donc urgent d’agir pour répondre à cette préoccupation légitime sans sacrifier les intérêts des territoires ruraux dans la lutte contre les zones blanches.


Alors Madame la Ministre, avez-vous conscience de cet enjeu et quelles sont vos nouvelles pistes de travail pour enfin associer réellement les élus locaux ?


ALEXANDRA BORCHIO FONTIMP



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