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  • aborchio-fontimp

#5 Question au gouvernement - Parcoursup


Madame la ministre,


En France, plus de la moitié des étudiants de première année de Licence échoue.

Dès lors, que pensez-vous de la casse organisée par ParcourSup ?


Madame la Ministre, encore des annonces conjuguées au futur. On s’y attendait évidemment… Le Président de la République en a fait autant d’ailleurs avant-hier à Marseille.

Depuis 5 ans maintenant, les étudiants tentent de trouver des stratégies pour déjouer le dispositif. Les enseignants eux aussi essayent de donner les moyens à leurs élèves d’accéder à leur projet.


Inflation inouïe de la notation dans le bulletin scolaire, surenchère des appréciations des enseignants où le dithyrambe est devenu la règle…

Certains lycées pratiquent même le double bulletin (cad une note vitrine pour ParcourSup, et une note véritable pour informer l’élève quand meme de son niveau réel.) !


Quant au système lui-même : Complexité technique de la plateforme, Lettres de motivation non examinées , Critères de sélection d’une totale opacité…

ParcourSup a renversé le bac, déjà affaibli par le contrôle continu dont les notes varient d’un établissement à l’autre …


Par l’angoisse de l’arbitraire froid de l’algorithme, on a déshumanisé cette dernière étape de la vie scolaire au nom d’un impératif technocratique.

ParcourSup a également désorganisé l’année de terminale. Les élèves ont 5 mois désormais pour se préparer aux épreuves. Une incon-grui-té supplémentaire qui accentue l’absentéisme lors du dernier trimestre. C’est juste 3 mois d’apprentissage perdus. Et l’épreuve de philo, dévalorisée !


Une régression pédagogique qui aggrave les inégalités et impacte les chances de réussite d’une jeunesse sacrifiée sur l’autel de Parcoursup.


Madame le Ministre, le 1er juin est devenu LA journée nationale de l’angoisse !

Cessons cette absurdité bureaucratique pour l’accès au savoir !


Nous, Sénateurs du groupe Les Républicains, demandons la création d’un véritable service public de l’orientation dont le but n’est pas d’avoir 100 % de réussite au bac, mais d’instruire, de bien former et de mieux orienter.

Cette ambition éducative est aussi humaniste.

Servons-nous des outils numériques pour garantir un processus d’orientation équitable, transparent et plus rapide.

Et pour documenter vos travaux, je vous propose de suivre les recommandations du rapport de notre collègue, Jacques Grosperrin, que l’on tient à votre disposition !


ALEXANDRA BORCHIO FONTIMP

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