• aborchio-fontimp

Voyage en « absurdie » !

Se sentir « non essentiel » c’est violent. Se sentir « non essentiel » dans son propre pays qui se bat contre une crise sanitaire mondiale, c’est dur.

Aujourd’hui dans les Alpes-Maritimes j’ai reçu et écouté quelques-uns de ces fameux commerces dits « non essentiel», les abandonnés, les stigmatisés, les sacrifiés...

Le Gouvernement a décidé de les obliger à refermer leurs portes pour les quatre prochaines semaines. Un confinement qui ne dit pas son nom. Une annonce qui tombe comme un couperet et qui vient achever des professions déjà aux abois, épuisées par le non-respect de leurs droits. La situation est aberrante.


Aucune étude ne certifie que le virus prolifère davantage chez un « petit »commerçant que dans les supermarchés. On sait qu’ils ne sont pas des lieux de contamination et on les ferme en priorité.


Il y a quelques semaines, le Gouvernement souhaitait éviter les situations « ubuesques » occasionnées par le second confinement et tirer les leçons de ses erreurs. Situation qu’il réinstalle quelques mois après, en imposant une nouvelle fois le distinguo essentiel/non-essentiel. N’écoute-t’il pas les français ? Est-il si déconnecté que cela ?

La lassitude prend le pas sur la consternation

La colère et le désarroi ont laissé place à la désolation. Les choix politiques du Gouvernement manquent de clarté. Les décisions de cohérence.

Les « non-essentiel » n’en peuvent plus. Ils ont démontré à de multiples reprises leur bonne volonté et détermination à ériger des règlementations parfois plus sévères que celles imposées par le Gouvernement. Tout perdre par manque de cohérence de la part des politiques qui gouvernent n’est pas acceptable pour ces personnes qui ont travaillé dur toute leur vie. Il faut remettre le commerçant au milieu des préoccupations politiques et non l’inverse. Ces hommes et ces femmes exposés au virus et qui ne peuvent pratiquer le télétravail, devraient pouvoir être prioritaires pour la vaccination, sur la base du volontariat.

Ma conviction profonde est que le confinement doit rimer avec vaccination de masse, seule arme qui nous laisse aujourd’hui entrevoir une sortie de cette crise pandémique.

Ainsi je demande au gouvernement en contre partie de ce coup dur qu’il nous approvisionne massivement en vaccins afin de soulager les services de réanimation de nos hôpitaux.

Tout le monde peut entendre une décision quand elle est argumentée. Tout le monde peut comprendre une décision quand elle est cohérente. Aujourd’hui, nous en sommes très loin!

Le gouvernement donne l’impression d’improviser ses décisions. Les français ont besoin de lisibilité et de pragmatisme !


Alexandra Borchio Fontimp