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#7 Courrier - Fermeture des casinos

Dernière mise à jour : avr. 22

Comme vous le savez un certain nombre de casinos ont été contraints de fermer au public depuis le 20 octobre dernier. L’incompréhension est totale pour les acteurs du secteur, comme j’ai pu le constater notamment à Antibes, Juan-les-Pins ou Nice. Mais également pour les 201 autres casinos français. Pourtant, les dispositions sanitaires déployées dans les casinos avaient permis d’assurer une protection efficace des salariés et de la clientèle, avec l’application d’un protocole très strict. Les casinos n’entendent pas se dérober à la prévention de la propagation du virus. Bien au contraire, ils ont fait la preuve de leur engagement sérieux pendant la période de réouverture. Mais il est une menace à l’heure du deconfinement qu’ils redoutent et qu’il ne faut pas sous estimer : celle de l’instauration d’un couvre feu avec reconduction, comme en octobre, de la clause de fermeture totale des salles de jeux. Cette menace est bien réelle car les autorités sanitaires pourraient être tentées de la reconduire, confortées par l’ordonnance du Conseil d’ Etat en leur défaveur. Aussi, l’impact du secteur sur l’économie de nos départements et les recettes fiscales des communes est essentiel. En effet, les casinos sont des pour- voyeurs d’emplois importants dans nos territoires, notamment les plus ruraux et les plus éloignés des bassins économiques. Catastrophe naturelle sans précèdent, économie liée au tourisme de loisirs et au tourisme d’affaire à l’arrêt ou encore augmentation de la détresse sociale, la situation que vit actuellement le département des Alpes-Maritimes est catastrophique. Et la fermeture des casinos représenterait un manque à gagner terrible. Les acteurs du secteur se sentent abandonnés ! Monsieur le Premier ministre, les casinos font vivre nos départements et emploient plus de 14 000 personnes. Ils sont parfois les premiers contribuables de nos communes et sont indispensables à tout un tissu économique. Par ce courrier je souhaitais relayer une forte inquiétude de la profession, tant il est difficile pour eux de faire entendre leurs voix. Votre soutien leur sera précieux dans ces moments de doutes.

Soutenons-les, comme ils soutiennent l’économie locale !

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