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Débat sur la situation de l'hôpital public

Dernière mise à jour : 3 avr.


Monsieur/Madame le Président,

Monsieur le Ministre,

Mes chers collègues,

 

Un Etat qui ne peut plus prendre soin de ses malades, c’est une Nation qui faillit à sa mission.

 

Personne ici ne peut le nier, l’hôpital français est en crise : fermetures subies de lits notamment dans les services de pédiatrie, postes vacants majoritairement en pédopsychiatrie, démissions, déficits… Des symptômes aggravés depuis la crise sanitaire et que le Ségur de la santé n’a malheureusement pas fait disparaître. Le rapport sénatorial de mars 2022 sur la situation de l’hôpital en France confirme, d’ailleurs, ce malaise.

 

Une crise qui s’éternise et des soignants qui s’épuisent.

 

Je défends une maison, Monsieur le ministre, que vous connaissez par cœur. La Fédération hospitalière de France et notamment celle de Provence Alpes Côte d’Azur où les attentes sont nombreuses.

 

Si les enjeux inhérents à la situation budgétaire et au modèle de financement irriguent nos débats ce soir, je veux attirer votre attention sur la question de l’investissement qui est tout aussi cruciale.

 

Dans mon département des Alpes-Maritimes, plusieurs projets sont aujourd’hui bloqués comme celui de la reconstruction du bâtiment médico-technique à l’hôpital d’Antibes. Cette modernisation indispensable pour s’adapter au nombre exponentiel de demandes, permettrait notamment un agrandissement des urgences. Sujet cristallisant, vous le savez très bien, une majeure partie des tensions...

 

Mais ce n’est pas le seul exemple. Les urgences du Centre Hospitalier de Menton, dont la structure date de 1979, doivent-elles aussi absolument être rénovées ! Ce sont les seules urgences publiques françaises présentes sur un territoire transfrontalier où ne vivent pas moins de 100 000 habitants, Monsieur le ministre !

 

Un projet essentiel, vital je dirais même, qui n’a pas bénéficié du Ségur, l’intégralité des crédits ayant d’ores et déjà été épuisée.

 

Plus qu’une question financière, être en capacité d’accueillir aux urgences nos concitoyens et de les soigner est avant tout une question de dignité.

 

Cette crise des urgences est le révélateur d’une crise plus profonde qui touche l’ensemble du système de santé français et qui révèle aussi les failles de la médecine de ville.

 

Monsieur le Ministre, je sais les efforts déjà consentis mais ils sont insuffisants pour permettre à nos établissements de fonctionner correctement et à nos hospitaliers de travailler décemment.

 

Il est donc urgent de mettre en place un Ségur II pour soutenir l’investissement afin de remettre à niveau nos hôpitaux. 

 

Un niveau à la hauteur des enjeux. 

 

L’adaptation à l’évolution des besoins de santé n’est pas une option.

 

C’est elle l’urgence.

 

Je vous remercie.


Alexandra BORCHIO FONTIMP, le 2 avril 2024

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